Fasciite plantaire, tendinite achilléenne, pied plat : comment traiter la douleur ?

La douleur peut avoir plusieurs causes mais le cas échéant, il faut en déterminer la cause et commencer un traitement. La douleur au pied indique un problème auquel il faut prêter attention. Sans un traitement approprié, la douleur disparait rarement et peut affecter le mode de vie du patient.

La fasciite plantaire, la tendinite achilléenne et le pied plat font partie des affections entrainant une douleur au pied.

La fasciite plantaire et les symptômes communs

Fasciite plantaire : symptômes, causes et méthodes de traitement

C’est le motif de consultation le plus fréquent chez les spécialistes du pied et de la cheville. Les patients ont mal sous le talon, l’affection ayant lieu en cas d’inflammation du fascia plantaire, tissu épais reliant le talon aux orteils et soutenant la voûte plantaire lors de la marche.

Les ligaments du fascia plantaire absorbent le choc subi par les pieds en marchant, courant et en sautant. En cas de pression excessive, ils sont déchirés ou endommagés et le fascia plantaire est enflammé. Le talon en est douloureux en raidi.

Les femmes enceintes et les obèses risquent davantage d’en souffrir. La pression additionnelle sur les ligaments du fascia plantaire, notamment due à une prise soudaine de poids, est un facteur important. Les femmes multipares éprouvent de la douleur due à la fasciite plantaire, surtout dans les derniers stages.

Les coureurs de fond sont également à risque ainsi que ceux dont l’emploi implique de s’appuyer toute la journée sur leurs pieds et ceux de 40-70 ans. Les statistiques montrent que les femmes sont plus touchées que les hommes.

Beaucoup pensent que l’épine calcanéenne provoque la fasciite plantaire. C’est une protubérance du talon, due au dépôt calcique pendant un moment donné. Certains cas sont asymptomatiques. Toutefois, la plupart des cas de fasciite plantaire présentent une épine calcanéenne.

Comment savoir qu’on souffre de fasciite plantaire ? Le meilleur moyen de s’en assurer est de bénéficier d’un diagnostic précis d’un médecin. Parmi les symptômes courants, il y a la douleur au talon, le matin au réveil, la raideur du talon, une douleur après le repos, une douleur vive ou une sensation de brûlure sous le pied, le long du talon. Dans ces cas, il peut s’agir de fasciite plantaire.

L’examen physique permet de confirmer ou d’infirmer la sensibilité du pied et de déterminer l’origine exacte de la douleur pour écarter d’autres affections podologiques. Le médecin peut demander au patient de fléchir le pied pour déterminer si cela empire la douleur. Une rougeur ou une enflure peut être présente.

Le médecin évalue également la force musculaire du pied et les nerfs pour évaluer le tonus musculaire, les réflexes, la vue et le toucher, la coordination générale et l’équilibre. Un examen radiographique ou une IRM peut être préconisé par le médecin pour rechercher d’autres causes comme une fracture osseuse qui peut donner des douleurs dans le talon.

Il faut réduire l’inflammation du fascia plantaire mais ceci ne déracinera pas totalement la cause de la douleur. Les remèdes maison font partie du traitement : repos, application de glace 3 à 4 fois par jour et exercices d’étirement pour réduire la douleur et renforcer les muscles. Les activités doivent aussi être modifiées pour réduire le stress sur le fascia plantaire. Les AINS sont souvent prescrits pour réduire l’inflammation. En cas de besoin, des injections de corticoïdes dans le ligament endommagé peuvent être réalisées. À certains moments, un courant électrique indolore est utilisé pour permettre au stéroïde de passer à travers la peau, dans le muscle.

La physiothérapie joue également un rôle important pour traiter la fasciite plantaire. Le physiothérapeute peut établir des exercices pour renforcer les muscles de la jambe pour plus de stabilité lors de la marche, d’où une diminution de la charge sur le fascia plantaire.

Des dispositifs orthopédiques sont utiles pour traiter l’affection. Les attelles de nuit étirent la voûte plantaire et le mollet pendant le sommeil. Elles maintiennent le pied en position fléchie pour allonger le fascia plantaire et le tendon d’Achille pour éviter douleur et raideur le matin. Les supports de voûte et d’autres orthèses plantaires peuvent aussi atténuer la douleur en permettant la répartition de la pression dans la voûte plantaire.

En cas d’échec des traitements conservateurs, le médecin peut préconiser une thérapie par ondes de choc extracorporelles (ESWT) pour bombarder le talon afin de favoriser la guérison du ligament. La méthode peut provoquer des ecchymoses, des engourdissements, une enflure et de la douleur.

Il faut laisser du temps aux traitements pour permettre la guérison du talon et des ligaments. Après plusieurs mois de traitement conservateurs (médication, exercices d’étirement, application de glace), la chirurgie constitue la dernière option. Les méthodes chirurgicales sont recommandées en cas de douleur sévère ou ne répondant pas au traitement. La libération du fascia peut être réalisée là où il est détaché partiellement de l’os du talon. Elle peut affaiblir la voûte plantaire et altérer la fonction. La récession du muscle gastrocnémien est un autre type de chirurgie où le muscle du mollet est allongé.

Intérêts du diagnostic et traitement précoces

La plupart des cas de fasciite plantaire ne requiert pas de chirurgie, surtout en cas de traitement précoce. En revanche, la plupart des traitements requiert des mois, voire des années, pour améliorer la douleur au talon ou d’autres symptômes.

Il ne faut pas ignorer la douleur et les autres symptômes au risque d’avoir une douleur chronique au talon. Changer façon de marcher pour occulter la douleur peut entrainer d’autres blessures aux genoux, jambes, à la hanche et dans le bas du dos. Consultez un professionnel de la santé, de préférence un podiatre, pour une douleur au pied de plus de deux semaines.

Plus vite vous consultez, meilleur sera le résultat. Attendre qu’il soit trop tard, la chirurgie étant la seule option, vous expose aux risques de saignement, d’infection et de lésions nerveuses.

Pied plat : globalité

Une voûte plantaire a normale peut entrainer une douleur en étant débout, surtout lors d’une activité physique intense ou prolongée.

La difformité dite du pied plat, aussi appelée voûte plantaire affaissée ou pes planus, n’est pas grave. C’est normal chez les nourrissons et, la plupart du temps, disparait vers 2 ou 3 ans. Cependant, il perdure parfois jusqu’à l’âge adulte. Environ 25% des adultes aux États-Unis ont les pieds plats mais ils n’en ont pas tous mal.

Quelquefois, l’affection peut résulter d’une blessure ou d’une maladie, entrainant des problèmes pour marcher, se tenir debout ou courir sur de longues périodes.

Pied plat : les types

Quelles en sont les causes? Cela a à voir avec les os et tissus des pieds et des jambes. Dans certains cas, un resserrement incomplet en est à l’origine. Pour d’autres, une blessure provoque des lésions aux tendons d’un pied ou des deux. D’autres problèmes de santé comme la paralysie cérébrale et la dystrophie musculaire y sont aussi associés.

Il en existe deux types. Le pied plat flexible est le type le plus commun, généralement asymptomatique. Il survient à l’enfance. Avec ce type de pied plat, la voûte plantaire apparait en soulevant le pied et la plante du pied touche complètement le sol quand il y est posé. Cependant, certaines personnes à pied plat flexible peuvent présenter des symptômes comme :

  • Douleur au talon, à la voûte ou à la cheville
  • Cheville foulée
  • Douleur au tibia
  • Douleur au genou, à la hanche ou au bas du dos

La cause du pied plat flexible la plus fréquente est l’hyperlaxité ligamentaire, résultant d’une faiblesse musculaire ou du tendon. Le muscle tibial postérieur joue un rôle important dans le soutien de la voûte longitudinale et s’il ne fonctionne pas correctement, il peut en résulter l’affaissement de la voûte ou d’autres problèmes comme la fasciite plantaire, la périostite tibiale ou des blessures dues à l’hyper pronation.

La difformité du pied plat due à un dysfonctionnement du tibial postérieur survient chez les adultes suite à l’enflure ou la blessure du tendon reliant le muscle du mollet à la cheville. La voûte n’est plus soutenue, d’où des douleurs à l’intérieur du pied et à la cheville, sur un pied ou les deux.

Pour le pied plat rigide, la voûte plantaire n’existe pas, pendant ou hors de la mise en charge. L’affection résulte généralement d’une pathologie sous-jacente dont, la plus fréquente, une synostose où deux ou plusieurs os du tarse sont fusionnés. D’autres causes comprennent l’infection, des troubles neuromusculaires ou auto-immuns et les traumatismes.

Le pied plat se retrouve dans certaines familles. Si vous êtes actif physiquement et un sportif, vous êtes également à risque en raison des blessures probables au pied et à la cheville. Les plus âgés risquent davantage d’en souffrir à cause des blessures physiques ou chutes probables. Les maladies musculaires comme la paralysie cérébrale augmentent également le risque d’en souffrir.

En l’absence de douleur, ne vous inquiétez pas de vos pieds plats. Une douleur due à une de longs moments à marcher ou à être debout peut résulter des pieds plats.

Pied plat : se faire aider

Si marcher ou courir devient difficile à cause de douleur au pied, il faut voir un podiatre. Quelques tests peuvent être effectués pour le diagnostic. La voûte plantaire est examinée, le patient se tenant sur les orteils. En présence d’une voûte, aucun traitement n’est requis. En cas de problème avec la flexion du pied ou d’absence de voûte, une radiographie ou un scanner peut être recommandé pour vérifier les tendons et les os des pieds.

La première étape du traitement est le soutien pour les pieds. Le podiatre ou podologue peut prescrire des orthèses plantaires à insérer dans les chaussures pour plus de soutien. Pour soulager la douleur, il faut changer la routine quotidienne. Un programme diététique et d’exercice pour perdre du poids peut être recommandé pour alléger la pression sur les pieds. Il est aussi conseillé d’être longuement debout ou de trop marcher.

En cas de douleur et d’inflammation, des médicaments peuvent être prescrits pour alléger les symptômes.

Dans les cas graves, la chirurgie peut être une option. Le chirurgien orthopédiste peut créer une voûte plantaire, réparer les tendons ou assembler des os et des articulations. Un tendon d’Achille trop court peut aussi être allongé pour réduire la douleur.

Les supports pour chaussures et les orthèses plantaires soulagent la plupart des cas. La chirurgie est la mesure la plus drastique. Même si peu de complication se produisent, les risques incluent infection, douleur persistante, amplitude de mouvement insuffisante de la cheville et os qui ne guérissent pas correctement.

La plupart des cas sont héréditaires et ne peuvent être évités. Néanmoins, la progression et la douleur excessive peuvent être évitées en portant des chaussures confortables avec soutien approprié du pied.

Tendinite achilléenne

Il s’agit d’une affection impliquant l’inflammation du grand tendon à l’arrière de la cheville. C’est une blessure fréquente chez de nombreux sportifs. Le principal symptôme est la douleur et l’enflure du talon en marchant ou en courant. Il existe d’autres symptômes comme une raideur musculaire au mollet et une amplitude de mouvement limitée en fléchissant le pied. Le talon peut aussi paraitre chaud au toucher.

L’excès d’exercice en est une cause fréquente. Pour cette raison, beaucoup de sportifs en souffrent. Il existe d’autres facteurs de risque comme la polyarthrite rhumatoïde et l’infection. Toute activité mettant une pression sur le tendon d’Achille peut être un facteur contributif dont notamment :

  • Diminution de la flexibilité
  • Hyper pronation
  • Changements au niveau des chaussures
  • Récents changements dans la routine ou programme d’exercice

Avec l’âge, le tendon devient plus rigide et plus sujet aux blessures. Les sportifs d’âge moyen risquent davantage d’en souffrir.

Tendinite achilléenne : diagnostic et traitement

Poser des questions sur le type de douleur et d’enflure au talon est très important. Le médecin peut demander au patient de se tenir sur la pointe du pied pour noter la flexibilité et l’amplitude de mouvement. Il peut également tâter directement la zone pour déterminer où la douleur et l’enflure sont les plus importantes.

Certaines techniques d’imagerie peuvent être utilisées pour confirmer le diagnostic tel l’IRM pour déterminer la dégénérescence ou la rupture des tissus, des radiographies pour évaluer les os du pied et de la jambe et l’échographie pour évaluer le mouvement du tendon, l’inflammation et les lésions possibles.

Il en existe différents traitements dont notamment le repos, les injections stéroïdiennes et la chirurgie. Un certain nombre de mesures conservatrices sera recommandé par le podiatre comme :

  • Diminuer l’activité physique
  • Exercices d’étirement et de renforcement du muscle du mollet
  • Opter pour un sport moins rigoureux
  • Application de glace
  • Physiothérapie
  • Utilisation d’attelles ou de bandage élastique pour immobiliser le talon
  • Prise d’anti-inflammatoires pendant une période limitée
  • Injections stéroïdiennes

Dans certains cas, les méthodes conservatrices ne fonctionnent pas et la chirurgie est à considérer pour réparer le tendon d’Achille. En cas de non traitement ou de progression de l’affection, le risque de rupture du tendon d’Achille est élevé, celle-ci provoquant une douleur aigüe dans le talon.

Pour éviter la tendinite achilléenne

Vous pouvez réduire le risque en étirant le muscle du mollet au début de chaque journée, améliorant l’agilité et permettant d’éviter les blessures. En cas de douleur, consultez votre médecin avant un nouveau programme d’exercice.

Il est aussi préférable d’augmenter lentement l’intensité de l’activité physique pour éviter les blessures. Des mouvements brusque peuvent secouer les mollets et les talons, d’où la tendinite achilléenne. Vous pouvez également associer des exercices à faible impact aux activités à fort impact pour diminuer la pression sur le tendon d’Achille.

Quelle que soit votre activité, il est important de porter le type de chaussure approprié pour protéger le et le tendon d’Achille. Choisissez des chaussures avec support de voûte et rembourrage adéquats, remplacez les chaussures usées, utilisez des supports pour voûte plantaire.

Les femmes habituées à porter des talons peuvent avoir mal au tendon en portant des chaussures plantes. Porter fréquemment des chaussures à talons hauts peut raccourcir ou resserrer le tendon d’Achille. En portant alors les chaussures plates, la flexion supplémentaire du pied peut être douloureuse. Pour atténuer la douleur au talon, passez par des chaussures à petits pour permettre au tendon de s’étirer et augmenter l'amplitude des mouvements.

Collaborez avec votre médecin

Il est important de consulter pour une douleur au pied quand elle commence à restreindre votre capacité quant à vos activités quotidiennes. Ignorer les symptômes peut conduire à une douleur chronique au pied ou à l’apparition d’autres affections podologiques. Bien connaitre la cause de la douleur permet de recommander des actions réparatrices et de correction.

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Stéphanie

« Avant de consulter cette clinique, j’ai fait 3 mois de physiothérapie et j’avais une douleur sous mon arche gauche qui m’empêchait de marcher plus de 5 minutes. 1 mois après mon rendez-vous, je peux faire de longue marche et je pense commencer la course à pied bientôt. »
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Alexandre

« J’avais une douleur très forte sous mon talon droit. J’ai pris du Cérébrex 3 semaines et fait de la physiothérapie 6 mois Je suis postier et mon patron me suggérait donc de prendre un bon congé de maladie . Au lieu de prendre un congé j’ai décidé de prendre un rendez-vous à cette clinique. Ils m'ont proposé des orthèses adaptées et j'ai senti une grosse différence dès la première minute. J’ai pu continuer travailler sans douleur. »

Vincent

« Si vous avez une fasciite plantaire comme celle que j’ai eu, je vous recommande cet endroit, car j'ai été soulagé rapidement suite à mes 2 rendez-vous. »
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